Assise
La photo d’une jeune femme assise, mains sur les genoux que laissent entrevoir une jupe à motifs, a moitié mangée par l’ombre, prise par G. P. Fieret.
Une image douloureuse de ce qu’elle refuse. Le sentiment d’atteindre à une chose précieuse et fragile, que l’obscurité ou l’aveuglement dissimule et que la manipulation gâcherait, te traverse comme une aiguille fine, mais extrêmement longue, atteignant un point rarement touché et le libérant de son contenu d’émotion ancienne et espérée.
L’image, cependant, demeure muette, inapte et réticente à recueillir cet écoulement. Elle est sans réponse, inerte, mais toujours attirante et toujours émouvante. Je crie presque pour l’interpeller, pour expulser le malaise et réduire l’injustice.
En silence, l’image reste une image.